LE FRAC +
Salle Jean-François Taddei
-
Spencer Finch
Between the moon and the sea
jusqu'au 30 mai 2010 -

Spencer Finch - commentaire Souvent comparé, à juste titre, par les critiques à un « magicien des temps modernes » ou à un alchimiste, Spencer Finch sonde les mécanismes et les mystères de la perception.
Le soleil tient une place centrale dans l’œuvre de Spencer Finch. Comme beaucoup de peintres et de scientifiques avant lui – Monet, Turner ou encore Newton – il est fasciné par la lumière et par les couleurs qu’elle révèle. Ses pièces convoquent l’histoire en revenant sur les traces de personnages célèbres, maîtres à penser pareillement traversés par les expressions évanescentes de la nature et par la volonté d’en saisir l’essence. « Une grande partie de mon travail consiste à voir ce que d’autres personnes ont vu à un endroit et à un instant différent »*. Les poètes, philosophes et naturalistes qui habitent son panthéon sont à l’image de son art, entretenant un balancement perpétuel entre logique et poétique.
L’artiste américain s’aventure également sur des sites de référence : le Grand Canyon, Ok Coral, ou encore Giverny. En représentant ces paysages pittoresques chargés, chacun à leur façon, d’une valeur mythique, il met en travail l’écart entre la perception individuelle et l’imagination populaire. Pour Sunset (Sunset in My Motel Room, Monument Valley, January 26, 2007, 5:36-6:06 pm), Finch a relevé l’intensité du soleil couchant sur le mur de sa chambre d’hôtel. Cherchant à recréer cette atmosphère, la pièce combine une série de captures du film de John Ford, The searcher (1956), présentée sur moniteurs, face à un mur. Les extraits, unifiés par la réverbération, diffusent dans l’obscurité de l’espace d’exposition une lumière éthérée aux couleurs changeantes.
Même lorsqu’elle se réfère à de tels clichés, l’œuvre de Spencer Finch pointe avec force l’extrême capacité de notre corps et de nos yeux à saisir le merveilleux du monde qui nous entoure.
*Traduit de Profile : Spencer Finch, interview par Gillian Serisier, Artist Profile, August 2009 - Mur peint
- FLASH danse, vidéo et son
Dimanche 9 mai de 15h à 18h -

vue de l’exposition de Dominique Blais, L’Ellipse. Cliché Marc Domage - commentaire le Frac des Pays de la Loire propose le 9 mai de 15h à 18h un programme de danse, son et vidéo dans et autour des expositions de Spencer Finch, Neal Beggs et Dominique Blais.
FLASH SONORE : EMMANUELLE GIBELLO
Dominique Blais invite Emmanuelle Gibello pour une création sonore, Love is a chaotic loop. Interprétation : Emmanuelle Gibello et Mathias Delplanque.
Cet événement est proposé en partenariat avec HUB, dans le cadre du cycle Modulation(s).
FLASH DANSE : Performances
Agnieszka Ryszkiewicz, Michelle Mourra, Meri Otoshi, Emilie Sri Hartati Combet, Yaïr Barelli, Mohamad Abbasi
Cet événement est proposé dans le cadre d’un partenariat entre le Frac, et le Centre national de danse contemporaine Angers avec les étudiants de la formation ESSAIS de l’Ecole supérieure du CNDC.
FLASH VIDÉO : DOMINIQUE BLAIS
Dominique Blais propose un «portrait» du trompettiste Gordon Allen qui met en lumière un ensemble de paramètres (l’instrumentation, la gestuelle, l’interprétation, l’appropriation de l’instrument, la performance, le rythme, le son, le silence) au travers du prisme de la caméra. - A venir :
Salle Mario Toran
-
Dominique Blais
L'Ellipse
jusqu'au 30 mai 2010 -

Dominique Blais, Les Machines Orphelines, 2008 - commentaire Installation sonore en collaboration avec le Collectif HUB
À la rencontre des arts plastiques et sonores, l’œuvre de Dominique Blais explore les frontières des perceptions visuelles et auditives. Ses dispositifs et installations établissent des scénarios où se conjuguent visible et invisible, audible et inaudible, en rassemblant un éventail de médiums et d’objets variés.
Le travail de Dominique Blais entretient un rapport au son, qui sans être exclusif, en fait un élément prépondérant. D’une pièce à l’autre, il révèle à notre conscience des sons non amplifiés, captifs de l’appareil qui les produit, de légers bruits habitant le silence ou des fréquences imperceptibles à l’oreille humaine.
Outre le son, l’œuvre Dominique Blais se concentre sur les notions d’énergie et de flux. Instruments de musiques, platines, baies de sonorisation, câbles électriques ou encore néons y sont manipulés, désarticulés et proposés à de nouveaux usages. Captivé par la technologie qu’il emploie, l’artiste déjoue les évidences et les systématismes de nos expériences ordinaires. Il attire notre attention sur les propriétés non exploitées des objets qui nous entourent, ainsi que sur des parts insoupçonnées de notre environnement. Son goût pour l’expérimentation, le bricolage et l’épure, confèrent aux pièces une présence sculpturale hybride mêlant la rusticité du low-tech à une certaine élégance minimale.
Multiple, le travail de l’artiste puise ses références dans des champs variés. Il évoque aussi bien l’œuvre pionnière de John Cage, l’humour et les détournements de Christian Marclay que les mythes de la culture populaire comme dans la vidéo Burning Mrs O’leary’s Cow (2006) inspirée du célèbre morceaux de Brian Wilson, chanteur des Beach Boys. D’autres pièces, comme Psycho 3 (2005), croisement de Psycho d’Alfred Hitchcock et de son remake par Gust Van Sant, entreprennent des incursions dans des champs plus inhabituels et confirment l’habileté de l’artiste à combiner différents médias et domaines esthétiques.
-
Neal Beggs
If Muhammad
à partir du 19 mars 2010 -

Neal Beggs - commentaire On s’accorde généralement à dire que ce qui caractérise l’œuvre singulière réside dans son ou ses point(s) d’origine. Mais des divergences subsistent quant à la nécessité ou non de connaître ces « points » afin de comprendre, d’apprécier et de profiter de l’œuvre. Comme beaucoup, je ne le pense pas. Une œuvre réussie fonde son origine singulière, réelle ou non, et la transmet sans faire appel à aucun texte. Mais cela ne signifie pas que quelques informations sur le contexte ne soient pas utiles. Cela peut poser problème quand ces informations sont considérées comme l’unique signification de l’œuvre, ou comme le principal discours revendiqué par l’œuvre : « On risque, en ouvrant une porte, d’en fermer plusieurs autres. » Voilà pourquoi, if muhammad ne devrait pas être envisagé du seul point de vue du proverbe dont il procède. Le lien entre les deux est réel, mais non pas linéaire. Il s’agit plutôt d’un « saut » ou d’une série d’hyperliens spontanés en passe de résoudre un problème plastique à l’écho tenace et persistant... « Si la montagne ne va pas à Mahomet, Mahomet ira à la montagne » – qui contrairement à la croyance populaire ne provient pas du Coran, mais d’une légende.
lire la suite du texte de Neal Beggs ici
-
Le Sourire du Chat
du 2 juillet au 25 octobre 2010
(Opus 2)
vernissage jeudi 1er juillet à 18h30





























